Séances individuelles de Gestalt-thérapie à Paris 20ᵉ
J'aime utiliser l'image du Kintsugi, l'art japonais de réparer les objets, qui demande du temps pour expliquer mon approche.
Cet art suppose déjà d'accueillir la cassure telle qu’elle est. Les fragments sont rassemblés avec soin. Les lignes de rupture sont nettoyées, creusées, parfois élargies. On ne cherche pas à les faire disparaître, mais à leur faire une place juste. L’objet réparé n’est plus celui qu’il était avant. Il n’est pas « comme neuf ». Il est autrement entier. Les lignes cassées et recouvertes de poussière d'or racontent son histoire : elles disent qu’il a été brisé, mais aussi qu’il en a été pris soin, qu'il a été transformé. Dans le Kintsugi, ces lignes sont la preuve que l’objet a vécu. Elles font désormais partie de sa valeur.
Comme nous, cette histoire est faite de blessures.
Dans mon approche thérapeutique, il ne s’agit pas d’effacer ce qui a été douloureux, ni de réparer pour revenir à un état antérieur idéalisé ou à ce qui serait un fonctionnement "normal" car à mon sens, cela n'existe pas. Ce travail ne vise pas à corriger la personne que j'accompagne ni à l’adapter. Il vise à lui permettre de se réapproprier son histoire, de lui redonner une continuité, une cohérence, à sa manière et à son rythme.
Le travail thérapeutique n’est pas une injonction à aller bien. C'est plutôt une possibilité d’habiter autrement ses lignes de faille : les reconnaître comme faisant partie de soi, sans qu’elles définissent entièrement qui l’on est.
C’est prendre le temps de remettre du contact là où il s’était interrompu : contact avec ses ressentis, ses émotions, ses besoins, mais aussi avec l’autre, dans la relation thérapeutique. C’est laisser émerger ce qui était resté inachevé, enfoui ou trop douloureux pour être regardé seul. À l’issue de ce processus, rien n’est effacé.
Mais quelque chose peut se transformer : la manière de se tenir au monde, de se relier aux autres, de porter ce qui a été traversé. Et parfois, de cette réparation lente et délicate, émerge une forme plus ajustée, plus souple, plus habitée — profondément unique.
Quelques points à savoir :
1) En tant que Gestalt praticienne, je suis pleinement engagée et partie prenante de la situation.
2) Accueil sans jugement et avec bienveillance, sans interprétation, je vous soutiens par mon accompagnement.
3) Les échanges dans le cabinet sont considérés comme confidentiels, sous réserve des dispositions légales.
4) Je peux parfois restituer mes propres ressentis lorsque cela est adapté et peut aider dans le travail thérapeutique.
5) Je suis supervisée. Cela signifie que tout au long de ma pratique, je consulte un superviseur afin de lui exposer des points saillants de mes interventions, et valider avec lui.elle.iel que mes interventions et ma stratégie thérapeutique restent au service des personnes qui me consultent.

